Nouvelle / La grande histoire du bingo au Québec - 3e partie

La grande histoire du bingo au Québec - 3e partieVendredi, 24 mai 2013

La fin des années '80 et les années '90 offrent un mélange de bingo communautaire et de bingo privé, tout en étant de mieux en mieux régulé. Il faut dire que le bingo communautaire a lui-même bien changé. Plusieurs organismes se regroupent désormais ensemble afin d'avoir un produit compétitif, stable, et professionnellement géré. Soudainement, les parties de bingo improvisées en sous-sol d'église semblent provenir d'une autre époque!

L'évolution majeure suivante est signée Loto-Québec, alors que la Société des Bingos du Québec est créée le 3 juillet 1997. Soudainement, une partie des revenus de l'industrie du bingo revient dans les coffres de l'État plutôt que d'être exclusivement versée aux organismes de charité. C'est en fait le cas jusqu'en 2002, alors qu'une mesure de Loto-Québec entre en vigueur, selon laquelle la totalité des profits du bingo en réseau est désormais versée aux OSBL.

L'offre de la Société des Bingos repose alors sur le bingo en réseau, une offre de jeu organisée deux fois par jour permettant à tous les Québécois de différentes salles de la province de jouer les uns contre les autres. Une telle organisation permet évidemment des prix beaucoup plus élevés, puis un produit globalisé à l'entièreté du territoire.

Malgré cette offre toujours de mieux en mieux ficelée, force est de constater que les années 2000 représentent le début du déclin de l'industrie québécoise du bingo. La clientèle est vieillissante et peine à se renouveler. Il faut dire que l'industrie du divertissement a énormément changé en 40 ans, puis que la dynamique de la femme au foyer cherchant un moyen de socialiser est bel et bien révolue! Le rythme de vie moyen du Québécois n'incite plus autant à passer de longues soirées en salle, les activités succinctes étant plutôt privilégiées. Bref, le bingo ne répond plus nécessairement aux intérêts des Québécois.

Cette tendance s'est d'autant plus accentuée avec la loi antitabac de 2006. Il est alors évalué que 76% des gens fréquentant ces salles sont des fumeurs! Pour nombreux d'entre eux, la mesure est inacceptable. Plus question d'aller au bingo s’il est interdit d'y fumer, point final! L'effet est instantané, alors que les salles perdent 20% de leur fréquentation du jour au lendemain.

Avec l'industrie du jeu désormais bien implantée, notamment avec les casinos de la société du Québec, le bingo a-t-il toujours sa place? Certainement, mais le passe-temps est passé d'une activité sociale populaire à un marché niche. Malgré la légalisation de l'attribution de lots plus importants afin de renverser la tendance, l'offre dépasse désormais de beaucoup la demande. Plusieurs salles ferment.

Lire la 4e partie et dernière du dossier sur l'histoire du bingo au Québec: la modernisation du bingo, aujourd'hui et demain

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